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Ce jeudi, le ministère de la Justice a marqué le début officiel des plateformes « E-JUSTICE » et « Jokko Ak Yoon », deux solutions mises en place pour actualiser les services de justice, améliorer leur interopérabilité et créer un lien plus étroit entre la justice et les citoyens. La cérémonie a également inclus la distribution de matériel informatique, tels que des ordinateurs et des scanners, au bénéfice des chefs de juridictions, dans le contexte de la transition numérique de la Justice.
Dans le cadre de cette transformation numérique, les interventions de M. Ousseynou Gueye, directeur de la Dématérialisation et de l’Automatisation (DDA) au Ministère de la Justice, ont mis en lumière la vision stratégique et les retombées concrètes de ce projet.
« Nous avons constaté une affluence considérable au tribunal », remarque M. Gueye. « Il est essentiel de diminuer le délai de la justice en lien avec cette numérisation ». La plateforme offre aux citoyens la possibilité d’effectuer leurs démarches à distance, ce qui contribuera à désengorger les comptoirs physiques et à réduire les temps d’attente pour le traitement des affaires judiciaires.
L’objectif est que magistrats et greffiers puissent l’utiliser directement pour accélérer le traitement des affaires.
Au-delà d’un appui initial déjà mobilisé par le PNUD, l’UNOPS et ONU Femmes, une subvention additionnelle accordée par le Fonds ODD a permis d’acquérir l’équipement Tier III du centre de données qui héberge les informations judiciaires de Pikine-Guédiawaye et de Dakar, de mettre en place un site secours (backup), d’installer les antennes reliant les deux sites, ainsi que d’acquérir les ordinateurs, scanners et imprimantes nécessaires à un fonctionnement quasi sans papier.
La subvention couvre également le développement de nouveaux logiciels pour les « maisons de justice » et les « boutiques de droit », des supports d’information du public et une feuille de route pour l’extension nationale du projet.
Les quatre entités onusiennes se répartissent les tâches. Le PNUD a fourni le matériel du centre de données et les équipements bureautiques, s’appuyant sur un précédent programme d’appui à la justice. L’UIT travaille avec les autres agences des Nations Unies membres du projet et le Ministère sur la note stratégique du groupe « Transformation digitale » et sa mise en œuvre, afin que la conception du réseau et le développement applicatif du projet pilote e-justice s’inscrive dans la feuille de route nationale « New Deal Technologique ».
L’UNOPS renforce les capacités des maisons de justice en les fournissant d’équipements informatiques de dernière génération et en optimisant leur connectivité grâce à l’installation de solutions de câblage réseau à haute performance. ONU Femmes accompagne l’équipement des maisons de justice et des boutiques de droit, et assure la formation des acteurs judiciaires, afin de s’assurer que la plateforme réponde aux besoins des femmes et des jeunes.
L’équipe de Guédiawaye croit avoir un modèle qui peut être reproduit dans les treize autres régions du pays, mais cela dépend de l’obtention des financements requis.
Comme l’affirme M. Gueye : « Nous nous appuierons sur ce projet pilote pour étendre notre couverture à l’ensemble du territoire. À présent, nous avons besoin de ressources pour le mettre en œuvre. »