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Le Ministère de la Justice du Sénégal a officiellement lancé, ce jeudi 10 septembre 2026, deux nouvelles plateformes numériques majeures baptisées « e-Justice » et « Jokko ak Yoon ». Initié par la Direction de la Dématérialisation et de l’Automatisation numérique (DDA) avec le soutien du PNUD, ce projet vise à moderniser les tribunaux, réduire les délais de traitement des dossiers et désengorger un système judiciaire sous pression.
La plateforme e-Justice unifie le traitement des dossiers au sein des juridictions : procédures normalisées, traçabilité renforcée, meilleur pilotage des délais.
– La plateforme e-Services de la Justice, interopérable avec le guichet e-Sénégal, permet aux citoyens d’obtenir en ligne leurs documents judiciaires — casier judiciaire, certificat de nationalité, permis de communiquer —sans déplacement.
– Les Maisons de justice assurent un accès assisté pour les citoyens éloignés du numérique, garantissant une couverture territoriale équitable.
Les documents délivrés bénéficient de la pleine valeur juridique des actes physiques, conformément à la loi sur les transactions électroniques.
Une réforme structurelle au service d’une justice plus efficace, plus transparente, plus accessible.
Les chefs de juridictions et acteurs judiciaires : Les premiers présidents des cours, les procureurs généraux, ainsi que les chefs de greffe et de juridictions (notamment les représentants du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, désigné comme juridiction pilote) étaient présents. Ils ont d’ailleurs reçu à cette occasion d’importants lots de matériel informatique (ordinateurs, scanners) pour accompagner la transition numérique sur le terrain.
« Jokkoo ak Yoon » (Communiquer avec la Justice), une plateforme numérique innovante conçue pour briser les barrières entre l’institution judiciaire et les citoyens.
Mme Catherine Phuong , haute fonctionnaire internationale qui occupe actuellement le poste de Représentante Résidente par intérim du Programme des Nations Unies pour le développement Mme Phuong a applaudi la création d’outils tels que Jokkoo ak Yoon, soulignant que la technologie doit servir d’instrument pour réduire l’isolement des citoyens. L’incorporation de moyens de communication interactifs (SMS, messages audio dans les langues nationales) facilitate l’accès des justiciables à leurs tribunaux, éradiquant de ce fait les obstacles géographiques et liés à la littératie. Une technologie à caractère humain : Elle a mis l’accent en particulier sur l’impact social de la plateforme Jokkoo ak Yoon. Pour elle, la numérisation ne doit pas entraîner d’exclusion.L’accès universel : L’incorporation de formats audio et de langue locale dans les instruments d’orientation assure que chaque citoyen sénégalais, quel que soit son niveau d’alphabétisme ou sa localisation, est en mesure de comprendre et saisir ses droits. Au-delà du logiciel, l’élément humain : Mme Phuong a souligné que la performance des outils techniques sera principalement déterminée par leur utilisation quotidienne par les avocats et les parties en justice.Le soutien matériel : Elle a applaudi la distribution conjointe de matériel informatique (ordinateurs et scanners) aux chefs de greffe et de juridictions, une démarche cruciale pour permettre la réalité du passage au numérique dans les salles d’audience.
L’objectif principal de cette initiative est de simplifier les relations entre les usagers et le système judiciaire. En misant sur la transparence, « Jokkoo ak Yoon » permet à chaque Sénégalais, où qu’il se trouve, de s’informer, de s’orienter et d’interagir directement avec les services du ministère.
Les premiers présidents des cours, les procureurs généraux, ainsi que les chefs de greffe et de juridictions (notamment les représentants du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, désigné comme juridiction pilote) étaient présents. Ils ont d’ailleurs reçu à cette occasion d’importants lots de matériel informatique (ordinateurs, scanners) pour accompagner la transition numérique sur le terrain.