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Ce jeudi, à l’occasion d’un déjeuner de presse, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, le Dr Abdourahmane Diouf, a levé le voile sur une étape cruciale du dossier Cosmos : sa propre comparution devant l’Inspection générale d’État (IGE). « J’ai été personnellement auditionné par l’Inspection générale d’État », a-t-il confessé, précisant avoir satisfait à toutes les exigences des enquêteurs, tant par ses dépositions que par la transmission des pièces requises. Conscient que cette investigation ne se restreint point à sa personne, il a souligné que l’institution procède à une écoute exhaustive de tous les acteurs impliqués.
Le ministre a, en outre, enjoint à la sérénité, invitant l’opinion à laisser les limiers de l’État parachever leur mission. « Qu’on leur permette de poursuivre leur labeur ; les conclusions ne sauraient tarder », a-t-il déclaré. Se refusant à toute indiscrétion sur la teneur des investigations, il s’est contenté d’une sobriété éloquente, rappelant que l’ouvrage suit son cours.
Cette audition s’est articulée autour de ce que le ministre a désigné comme la « fameuse question » des cinquante-cinq millions de dollars greffés aux trente-trois milliards. Les propos recueillis ne permettent toutefois point d’élucider la nature précise de ces sommes, ni même d’identifier la devise dans laquelle s’inscrivent ces trente-trois milliards. En relatant sa propre confrontation avec les instances de contrôle, le ministre en exercice a tenu à souligner sa pleine coopération avec l’Inspection générale d’État, exprimant le vœu que ladite institution puisse mener ses investigations jusqu’à leur terme. Il a, en outre, assuré que cette joute verbale avec la presse participait d’une volonté de transparence, érigée en vertu cardinale par le Premier ministre et le chef de l’État.