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Ce jeudi 01 octobre 2026, le ministère de l’Énergie et du Pétrole, a organisé un petit-déjeuner de presse placé sous le thème : « enjeux, réformes et perspectives du secteur de l’énergie et des hydrocarbure. » Le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, déclare que le Sénégal ne peut plus se permettre de naviguer à vue.
Les récentes coupures de courant et les perturbations du réseau ne sont pas de simples pépins techniques : elles sont le symptôme d’une vulnérabilité nationale qui menace notre économie, asphyxie nos entreprises et punit les ménages au quotidien.
Il est temps de briser le cercle vicieux de la réaction pour entrer dans l’ère de l’anticipation absolue.
Le piège de la dépendance régionale
Si les échanges d’électricité avec nos voisins — comme la Guinée et la Gambie — prouvent l’utilité de la coopération régionale, ils mettent aussi en lumière nos propres failles. Compter sur les autres ne doit être qu’un bonus, jamais une béquille. Face à des centrales vieillissantes, des incidents en cascade et un approvisionnement en combustibles constamment sous haute tension, le Sénégal doit blinder ses propres capacités. L’enjeu n’est plus seulement technique, il est éminemment politique et stratégique.
L’ordonnance de la souveraineté : 6 chantiers non négociables
Pour arracher notre souveraineté énergétique et protéger l’avenir du pays, le gouvernement doit accélérer la cadence sur six piliers fondamentaux :
- Produire massivement : Booster la capacité nationale pour devancer une demande qui explose.
- Diversifier le mix : Ne plus dépendre d’une seule source d’énergie et diluer les risques de panne générale.
- Exploiter le gaz domestique : Faire du Gas-to-Power local le moteur de notre autonomie industrielle.
- Bunkeriser les infrastructures : Moderniser et sécuriser le réseau de transport pour éliminer les incidents en cascade.
- Parier sur le solaire et le stockage : Convertir notre ensoleillement exceptionnel en électricité continue, jour et nuit.
- Verrouiller la souveraineté : Reprendre le contrôle total de notre destin énergétique.
Anticiper le chaos avant qu’il n’arrive
Attendre que la crise éclate pour chercher des milliards et des solutions d’urgence est une stratégie du passé. Gouverner, c’est prévoir. Prévoir la crise avant qu’elle ne plonge le pays dans le noir, c’est sécuriser l’économie nationale.
L’orientation stratégique insufflée par le Président de la République et le Ministre de l’Énergie va dans le bon sens, mais le temps presse. Sécuriser l’énergie du Sénégal, ce n’est pas seulement allumer des ampoules : c’est protéger la trajectoire économique et la sécurité de toute une nation. Le compte à rebours est lancé.