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Ceuta, 25 octobre 2026. Une situation d’urgence absolue se déroule aux portes de l’Europe. Un groupe de migrants, dont huit ressortissants sénégalais, est actuellement abandonné entre les frontières marocaine et espagnole, privés de tout droit, de soins et de protection.
Le calvaire de l’impasse
Le vendredi 23 octobre, ces hommes ont été arbitrairement expulsés d’un centre de migrants de Ceuta, conduits dans des postes de police, dépouillés de leurs biens, puis « largués » dans le vide juridique à la frontière.
Leur crime ? Aucun.
Leur réalité ? Ils sont pris en étau. L’Espagne ne les veut plus ; le Maroc refuse de les admettre. Ils survivent aujourd’hui en plein air, sans assistance, dans un dénuement total.
Abdoulaye Fofana, l’un des rescapés qui a réussi à cacher son téléphone, témoigne : « On a montré nos papiers, nos documents espagnols, on a tout prouvé, ils n’ont rien voulu savoir. Si cela passe avec nous, cela passera avec tout le monde. »
La liste des oubliés
Parmi le groupe, nous avons identifié huit citoyens sénégalais en grande détresse :
Abdoulaye Ndiaye, Ousmane Sagna, Moustapha Pouye, Aliou Pouye, Ablaye Ndiaye, Abdoulaye Fofana, Mamadou Boye, Abdoulaye Diop.
Ils sont accompagnés de ressortissants ivoiriens, togolais, yéménites et nigériens.
Un témoignage accablant
Voici la retranscription glaçante de l’échange entre le responsable des migrants, M.D., et Abdoulaye Fofana :
M.D : « Fais tout pour m’envoyer ta localisation… Il faut donner les détails. On veut alerter la presse pour montrer cette injustice. »
Abdoulaye Fofana : « J’ai peur d’être vu en train de prendre des photos. Je suis le seul à avoir gardé mon téléphone. On est épuisés. S’ils arrivent à nous faire ça, c’est le sort qui attend tout le monde. Faites quelque chose ! Si vous pouvez nous aider à rentrer dignement au Sénégal, faites-le, mais cette situation ne peut plus durer. »
🆘 Pourquoi nous devons agir
Ces hommes ne demandent plus l’impossible, ils demandent une issue humaine. Leur abandon dans cette zone tampon est une violation manifeste de la dignité humaine.
Le mutisme des autorités et le renvoi de responsabilité entre les deux pays sont inacceptables. Nous suivons l’affaire minute par minute et mettrons à jour cet article dès que possible.
VOTRE PARTAGE PEUT CHANGER LA DONNE :
Leur survie dépend de la pression médiatique et citoyenne. Plus cette information sera visible, plus il sera difficile pour les autorités de détourner le regard.
Partagez massivement, taguez les organisations de défense des droits humains, et exigeons qu’ils soient pris en charge immédiatement !
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Note de la rédaction: Source : « Sur les traces du migrant » de Marie Louise Ndiaye documente les faits avec les preuves audio transmises par les victimes. Nous continuerons de faire la lumière sur cette affaire jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.