×

[….] Les propositions et amendements formulés par les députés ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique, à moins que ces propositions ou amendements ne soient assortis de propositions de recettes
compensatrices. ( Art. 60 du RNI ).
C’est par ces éléments de fond que le bureau de l’Assemblée nationale s’est permis de rejeter la proposition d’abrogation de la loi d’amnistie introduite par le député Thierno Alassane Sall. Une telle démarche est dénudée de toutes motivations budgétaires.

Le service public judiciaire est égalitaire, continuel, neutre et gratuit. Le dernier aspect des règles spécifiques de la justice à savoir la gratuité vient remettre en question les justificatifs du bureau de l’Assemblée nationale. Les décisions de justice sont rendues gratuitement, le nombre d’audiences n’est pas limitatif sur l’étendue du territoire national et les magistrats qui y travaillent, sont payés par l’Etat dont leur masse salariale est votée annuellement par les députés. Sur ce coup, il n’y a point de charge publique supplémentaire.
Les procès, une fois la loi abrogée, seront des séances judiciaires normales comme celles qui se passent quotidiennement dans les juridictions.

L’État se constituera t’il partie civile oubien sera t’il partie adverse pour les diverses plaintes déposées contre l’ancien régime ?
Pourquoi s’empresse t’il a indemnisé les ex.detenus et les familles des victimes des évènements faisant intervenir la loi d’amnistie, fonds déjà budgétisés ?
Devra t’il à nouveau s’il est reconnu coupable de par les charges reconnues contre lui du fait de la continuité de l’État ?
Combien de fois un État est attrait en justice et condamné à dédommager sans pour autant la loi de finances initiale prévoit une charge publique en ce sens parce qu’il n’existe pas de rubrique qui prend en question les contentieux de l’État ? C’est plutôt l’agent judiciaire de l’État qui est habilité à régler tous les dossiers judiciaires de l’État.
Et pourtant, l’État n’est pas tenu également de répondre favorablement et automatiquement à une condamnation pécuniaire pour la simple raison de la rigueur du principe de non exécution forcée de l’État et des agents publics.

Les allégations sur une diminution des ressources publiques ( cette loi d’amnistie ne vise pas un gain économique au profit de l’État) ou une aggravation ou création de charge publique ( le coût du service public judiciaire et ses paramètres sont compris dans la LFI ) ne sauraient prospérer pour rejeter la proposition de loi d’amnistie.

Stéphane Ndione
Président du Mouvement ALIÉ ( Alliance pour le Leadership, l’Innovation et l’Émergence ).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Auteur/autrice

yaso2368@gmail.com

Dakarois la voix du Peuple, la vraie info

Publications similaires

Saisie de 97 véhicules par l’Onrac, LanSar Auto crie au scandale

Ce mercredi 23 septembre 2026, les employés de la société LanSar Auto et leurs partisans ont organisé une conférence de presse. Ils...

Lire la suite
Dans

Download 1xbet Apk Free Of Charge For Android & Ios 2026

1xbet App Free Obtain 1xbet Apk With Regard To Android & Ios » Content Bet Cell Phone App Features — Everything You Get...

Lire la suite
Dans

Download 1xbet Apk Free Of Charge For Android & Ios 2026

1xbet App Free Obtain 1xbet Apk With Regard To Android & Ios » Content Bet Cell Phone App Features — Everything You Get...

Lire la suite

La fédération Sénégalaise de lutte signe un partenariat avec celle de la France

C’est actée, la convention cadre internationale de coopération entre la Fédération Sénégalaise de lutte avec la fédération française de lutte et disciplines...

Lire la suite

PROTOCOLE D’ACCORD Entre LA SAR ET YAMATA POUR LA CONSTRUCTION D’UNE DEUXIÈME RAFFINERIE

Le Sénégal aspire à métamorphoser son destin, délaissant le simple statut de terre d’extraction pour s’élever au rang de puissance industrielle au...

Lire la suite

Le général Souleymane Kandé prend les commandes du Renseignement extérieur

Le dispositif stratégique de sécurité du Sénégal connaît un réajustement majeur. Par décret présidentiel, le général de brigade Souleymane Kandé a été...

Lire la suite