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L’Etat du Sénégal a pris des mesures que nous saluons,  confortées  par la sagesse de nos guides religieux qui se sont conformés à ces décisions. Néanmoins  nous estimons que ces mesures  doivent être complétées par des dispositions claires,  à prendre dans les salles d’attente des hôpitaux, des cliniques, des établissements financiers, des services publics et prives (Sen Eau , senelec, sonatel, ipres, CSS etc ) afin d’éviter la promiscuité.

 En dehors des manifestations, les  populations doivent  respecter le distancement entre les personnes,  pour être  conforme  à l’esprit de la décision prise par  l’Etat d’interdire toutes les manifestations sur l’étendu du territoire. Du moins  selon l’économiste  Abdourahmane Sall.

« Nous demandons  aux sénégalais de faire preuve de discipline et appliquer dans toute sa rigueur les conseils qui sont  donnés par le personnel médical du Ministère de la sante,  tout en sachant que la responsabilité de chacun de nous  est engagée dans cette épreuve ; Que Dieu nous protège et nous donne la force et la détermination de combattre le covid 19 ».

Apparut pour la première fois en chine, le covid 19  s’est propagé  en un temps record à travers le monde entier. Le virus  a fait des milliers de morts, et  des centaines de milliers de personnes en sont infectées. Des décisions importantes ont été prises par certains  chefs d’Etat, allant de  la fermeture complète des frontières, à l’interdiction de tous les déplacements sauf en cas de nécessité absolue. « Il est aujourd’hui difficile de faire un bilan exact des impacts économiques et sociaux de cette pandémie. Néanmoins, la panique s’est installée dans   la plus part des pays d’Europe et d’Amérique ».

Malgré leur très grande expertise dans le domaine  de la santé  médicale,  les pays puissants sont  devenus impuissants devant ce phénomène. Les marchés ont subi la propagation du covid 19. Les valeurs boursières surtout celles liées à la consommation chinoise sont les premiers affectés, et il en sera certainement  de même pour la croissance de ces pays durant le premier trimestre. Le cours du baril du pétrole s’est effondré. Le commerce international a régressé du fait de la limitation des déplacements des populations entre les pays et à l’intérieur même des frontières. Les difficultés de tous ordres que  cette pandémie a engendrées, ont  conduit les Etats  à trouver des alternatives, ou des stratégies d’adaptation.

 A l’en  croire, l’histoire a  enseigné que  c’est dans les  périodes des grandes  crises que les grands peuples font des bonds an avant en surmontant  les obstacles  et font  de la prospective pour anticiper sur l’avenir. En France des mesures ont été prises pour dispenser  des cours à distance dans les universités, les lycées et les collèges. Cette crise qui est partie de la chine s’est rependue  comme une trainée de poudre dans presque tous les pays du monder, à cause de la mobilité des personnes qui font aujourd’hui du globe terrestre,  un village planétaire. Ce qui se  passe à New York ou à Paris, à Bangkok ou à New Delhi doit concerner celui qui est à Toumbouctou,  à Dakar , à Agades ou à Djibouty.

« L’indifférence doit être un comportement banni dans ce monde du troisième millénaire, ou les avions assurent le déplacement de millions de personnes chaque jour à travers des centaines de pays. Les Etats n’ont plus le droit de vivre en vase close. Le gaz à effet de serre dont les plus grands émetteurs  sont la  chine et les Etats Unis,  a des impacts  sur notre environnement,  en favorisant   l’érosion de nos côtes » dit-il.  Et de s’interroger : «  si demain pour une raison ou pour une autre, les livraisons vers l’Afrique était contingentées, que se passerait-il : Alors, plus de livraisons de blé pour fabriquer le pain, plus de lait en poudre, plus de médicaments, plus de pétrole et donc d’essence ou de gasoil, bref  notre économie s’arrêtera ».

C’est l’occasion pour nos gouvernements de  réfléchir sur des systèmes d’alerte et de plans de riposte, afin de pallier et  juguler toutes  crises qui pourraient  se présenter devant  nous. Nous devons réfléchir sur la mise en place de stocks de  sécurité de denrées de premières nécessité et de produits stratégiques comme le pétrole, au moins pour une période de trois mois.

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